mercredi 19 septembre 2012

Ecotrail 2012

J'adore ce trail, des paysages magnifiques, des descentes techniques comme je les aimes et un parcours bien vallonnée (c'est pas une grosse montée de 25 bornes et une grosse descente !).

Mais ce Dimanche 16 Septembre ne devait pas être mon jour:

Dès le début, j'ai du mal à grimper, je me force pour tenir mon temps de 2010 (9h15 au final)... et m’épuise fatalement.

La première descente se passe pourtant bien. Aurai-je récupéré mes pattes ? J'arrive à reprendre mon retard et me pointe au premier ravito dans les temps.
Le seconde montée de seulement 350m me rappelle à l'ordre : Non, c'est vraiment pas ton jour mon coco me disent mes jambes. Impossible de récupérer, même en ralentissant à la vitesse d'une tortue unijambiste. bref, je continue...
Second ravito, 20km de course et j'ai seulement quelques minutes de retard sur mon planning, mais je sais déjà que j'ai trop puisé dans mes réserves.

J'attaque la montée sur "cordon", d'une année à l'autre, je me souviens des parcours que j'emprunte et aime à défier ma mémoire sur ce qui m'attends au prochain virage... mais là je m'en fous. J'en bave.
La montée sur Chalune et vraiment dure et j'arrive avec une heure de retard au sommet. Je m’assois un moment puis attaque les 700m de descente. Ça se passe pas trop mal et j'arrive au 3eme ravito avec 55 mn de retard.

Il me reste 15km et la montée d'Uble: 390m, la montée du Praz de Lys : +250m et le col de la Ramaz : +330m avec quasiment autant de descente à chaque fois !

J'ai le moral au fond du trou... le première bosse se passe pas trop mal, mais la remontée au Praz de Lys et dure, raide, je suis a deux doigt d'abandonner... à 5km de l'arrivée... bon faut pas déconner quand même, je repars pour le dernier assaut et finit en 10h01.

C'est dingue tout ce qui peut me traverser l'esprit pendant une épreuve comme celle-ci. Mes doutes sur mes compétences, la précarité de mes genoux, mes entraînements. C'est sure, je ne fais pas la course pour la course, mais pour faire une bonne ballade avec du plaisir dans l'effort. Là le plaisir, je ne l'ai eu que sur la ligne d'arrivée...

A J+2, je regarde mes derniers entraînements et je constate qu'ils étaient super léger. Pas par manque de motivation, mais par manque de temps! Seulement 11 sorties depuis début Août dont 9 de moins d'une heure. Je cours dans tous les sens mais rarement avec des baskets ! Je cherche pas plus loin.

Donc Vivement l' Ecotrail 2013, j' aurai ma revanche.

mercredi 1 août 2012

Trail des Fiz 2012 - CR



Samedi 28 Juillet 16h, c'est le départ avec Arnaud pour le trail des Fiz. Une course de 64km et 5300 m de dénivelé qui se situe au dessus de Passy (74190).


Apport massif de fer.




Nous rejoignons Franck Vullier et sa petite famille sur l'espace de campement au camp de base de Passy.
La tente est montée en 5mn (c'est pas une Queshua !).
Une p'tite bière (Merci Christelle) pour les sucres lents, et on file à la pasta party. Pâte au pesto et bolognaises, et on craque sur deux p'tits verres de rouge...
Bon, bientôt 22h, on file au dodo, demain on se lève à 4h !!!



Voici la carte de notre parcours :


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et le profil :


3h45: Le réveille sonne, j'ai assez bien dormi malgré un violent orage en milieu de nuit.
petit déj, préparation habituel d'avant course...

4h45: On nous annonce que le départ et reporter d'une demi-heure...AAaaarrg je suis chaud moi....
5h15: Briefing d'avant course, Coup de massue, la pointe Grenairon est annulé, la montée sur les rochers humides semble trop dangereuse...

5h30 : Départ C'est enfin le départ de mon objectif de l'année, je suis déçu que le parcours soit modifié, mais je ne me rends pas trop compte de la distance que l'on perd, en dénivelé, ça doit faire 1100m de moins.

Ma stratégie est de partir en endurance dès le départ, même si je me retrouve dernier.... Plus facile à dire qu'à faire, le stress d'être dernier me fait quand même pas mal paniquer... Dans la nuit encore très sombre, le peloton s'est très vite étiré et il m'est difficile de savoir si il reste beaucoup de monde derrière moi.

Refuge de Varan : 1h48 de course :
C'est le premier ravito, je prends un quart d'orange, un peu d'eau et on repart avec Arnaud. On est toujours dans les temps que je m’étais fixé. Après une jolie descente "humide", on attaque la montée sur le refuge de Platé. Arnaud mène le train d'une petite dizaine de coureur, on a un le bon rythme qui me va bien. Notre groupe s'égrène gentiment au file de la montée. On arrive à deux seulement à Platé.

Refuge de Platé 3h08 de course :
Du refuge je découvre un superbe sentier qui nous mène aux grandes platières. Cette montée s’enchaîne de parties herbeuses et de traversées de lapiaz. la vue semble magnifique mais on est dans le brouillard avec visibilité à 100m.
Au sommet c'est les grandes platières et le carnage de Flaine. Je ne comprends pas que l'on autorise la destruction de nos montagnes. Bref c'est Moche, des pylônes, des cailloux broyé pour former un chemin ennuyeux et une vue sur cette horreur de béton qu'est Flaine. Heureusement cela ne dure que quelques minutes et on retrouve un sentier loin de ce tohu-bohu.
C'est une descente raide qui nous mène au lac de Gers, mes premières sensations dans cette pente sont bonnes, pas de douleurs aux genoux, mais je reste cool quand même, la journée sera longue.

Refuge du Lac de Gers : 4h55 de course :

Je fais le plein d'eau, mange un peu, et c'est parti. Je regarde l'heure : M**** ! Il ne reste qu'une heure avant la barrière horaire de Salvagny. 5km de descente raide et 2km de montée à faire. C'est la première fois que je suis à la bourre comme cela. Je pense quand même que cette barrière est plus serrée que sur d'autre course. Bref je commence à accélérer dans la descente, les genoux tiennent bon. 10mn de descente, je me retourne et voie Arnaud assez loin derrière, je garde mon rythme en me disant que je me reposerai plus longtemps à Salvagny en l'attendant. 

Ravitaillement de Salvagny : 5h50 de course :

J'arrive 10mn avant la barrière horaire initialement prévue. Je m’enquière de savoir si elle a été repoussée, du fait de la modification de parcours, on me dit que oui, 1/2 heure de rab pour Arnaud. Je l'attends plusieurs minutes puis décide de repartir, en général, il termine mieux que moi les courses. Il me rattrapera bien. J'essaie de l’appeler, mais pas de réponse....quelques minutes plus tard, il m'envoie un SMS : problème de pied, il doit malheureusement abandonner.... dur pour lui.
Direction "les Fonts" 500m de dénivelé sur un long chemin à 4x4 ou j'arrive à de rare endroit à courir un peu. Je traîne un peu la patte, mais j'ai peur de manquer de jus, alors j'essaie d’économiser mes ressources dans cette montée.

Ravitaillement des Fonts : 7h30 de course (approximatif) :




Bref arrêt et je repars pour 600m de dénivelé jusqu'au Petit Col d'Anterne. La montée est chouette et se passe bien, je tiens mon rythme et rattrape quelques concurrents, le ciel se dégage un peu et j'en profite pour faire quelques photos.











Ravitaillement du Refuge de Wills : 8h44 de course :


Une p'tite descente et c'est le ravitaillement, je prends deux bol d'excellente soupe de pâte. J'en avais bien besoin !











Le Lac d'Anterne
C'est déjà la dernière montée, vraiment, le fait de n'avoir quasiment pas eu mal au genou m'a procurer un bien fou mentalement. Je prends vraiment du plaisir a grimper malgré la fatigue venant. On passe un petit col et là, devant moi, une immense plaine avec le lac d'anterne sur la droite. On est a 2000 m, c'est magnifique.
Les photos que je peux prendre avec mon portable sont bien loin de pouvoir retranscrire la beauté du paysage qui m'entoure.




Encore une légère montée et on est au col d'Anterne. Je me fais doubler par un binôme juste avant le sommet, ils ont bon train... le refuge est juste en dessous. Dans la descente, je redouble assez rapidement mes deux gaillards.
Le refuge de Moëde Anterne en bas a droite. En face, le Brévent.



Refuge de Moëde Anterne : 10h05 de course:
Avant dernier ravito, je plaisante un moment avec les bénévoles de course. Nous sommes cinq coureurs arrêtés à ce moment. Je repars en premier en espérant vraiment faire la différence dans la descente. Je ne cherche pas une place, mais c'est plus un jeu pour moi, c'est devenu tellement rare pour moi de pouvoir courir de la sorte jusqu'au bout des courses :)








C'est donc parti pour la pente finale, à peu près six kilomètres de descente jusqu'au refuge du Châtelet d'Ayères. La descente est finalement assez technique et la fatigue plus les genoux devenus finalement un peu douloureux me force à ralentir.

 Refuge du Châtelet d'Ayères : 11h de course :
Plus que 3 kilomètres en légère descente et 1km de légère montée. Cela devient difficile pour moi, mais je continue à courir dans les descentes et sur le plat. Dans la dernière petite montée, je me fais rattraper par les deux coureurs du sommet d'Anterne... Merdouille.. à 300m de l'arrivé seulement ! Mais j'en rigole quand même. J'ai bien d'autres motifs de satisfaction.



Arrivé Pleine Joux : 11h28 de course , 54.8 km 4400m de dénivelé.


Le podium : 1er Lejeune, 2nd Bohard, 3eme Vulliez
Trop coooooooool , content je suis ! 109eme!
Mon classement reflète mes compétences et j'en suis content. J'arrive sans être trop entamé ! Sur certaines courses je m’effondrais sur la ligne mais là je suis bien debout !

Franck finit (encore) 3eme ! Trop fort le gars !
On aperçoit enfin le Mont Blanc en fin de journée 

jeudi 26 juillet 2012

Trail des Fiz

Le Dimanche 29 Juillet.
Départ 5h.

Le RDV est donné Samedi après-midi avec Arnaud pour aller camper à Passy prés de l'air de départ.

Vous pourrez me suivre à cette adresse : Classement en direct
Je pense mettre quelques commentaires avant la course depuis notre campement, peut être pendant la course si j'ai le courage !


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mardi 26 juin 2012

Tail du Haut Val Montjoie

Un nouveau Trail voit le jour dans la commune des Contamines. Sa particularité est de proposer deux distances de 27 et 46 km à faire en binôme.
Je me lancerai donc avec Arnaud (tiens c'est bizarre !) sur le 46km.

0 mètre de goudron pour cette course, c'est vraiment trop génial, des paysages fantastiques avec une vue entière sur la chaîne de Aravis, sur le Mont Blanc et plein d'autres massifs... des passages enneigés et notamment une impressionnante descente dans un névé de 600m de long sur 300 de dénivelé.

Bref que du bonheur à voir en photos en cliquant ici !

lundi 11 juin 2012

Trail du Gypaète - 41km

3ème course de l'année pour moi !

N'ayant pas pu courir aux Allobroges, je me lance sur le petit trail du Gypaète avec Arnaud pour qui ce sera sa première course cette année.
Nous arrivons à 7h30 à Thyez pour prendre le bus qui nous mènera au Chinaillon (au dessus du grand Bornand).

Sur la ligne de départ, on a la chance de voir passer la championne Elisabeth Hawker qui est sur le grand parcours et Kilian Jornet qui fait le relais avec Jules Henri Gabioud.

10h15: On est tout de suite dans le vif du sujet avec un départ canon ! Dés les premiers hectomètres je sens que je suis proche de mes limites mais je m'accroche car j'ai peur d'être ensuite bloqué dans un chemin monotrace.
1.5 km de course et on troque enfin le bitume pour pour un bon vieux chemin de terre... ouf. Le rythme ralenti autant que la pente augmente. Je préfère ces conditions mais j'ai du mal à me remettre de ce départ rapide.
Petit à petit je récupère des forces dans cette montée à l'aiguille verte.

Je suis déjà au premier sommet de la journée, c'est aller vite, une petite descente sur le lac de Lessy  et on remonte au col de Sosay. Là, une superbe descente dans la neige "ta dré dans l'pentu" ! Mais ça bouchonne... Avec Arnaud on décide de sortir de la trace et on dévale la pente à grandes enjambées. C'est rigolo, on coure à coté de trois randonneurs à ski qui descendent non loin de nous.

La descente est finie et on évolue sur une longue plaine herbeuse avant d'attaquer la pointe d'Andey.
Un début de montée, et c'est le ravitaillement bien venu.
km 17, je chipe deux ou trois fruits secs, un coca et on repart.
A mi-distance du sommet j'ai comme un coup de mou et je laisse filer Arnaud qui garde le rythme. Le soleil cogne dur et je remercie l'organisation de nous avoir offert de la crème solaire indice 50 !!!  Au sommet, je cherche Arnaud dans la descente, il a bien 200 mètres d'avance. Je prends le temps quand même d’apprécier la vue sur toutes la vallée de l' Arve et des montagnes qui la bordent. Dès les premiers mètres de descente, je sens qu'il faut que je ménage ma monture (toujours ces genoux....), je ronge mon frein dans cette partie assez raide, mais dès que la pente redeviens plus douce, la douleur s'estompe et j'arrive à accélérer à nouveau.

km 22 à Brizon, il y a un ravito et Arnaud m'attend, je ne veut pas le faire attendre et je me dépêche de boire un coup et de me rafraîchir à un bassin. On repart assez vite mais je sens bien que j'ai besoin de repos, la chaleur m’écrase. Je laisse filer Arnaud et m’arrête à l'ombre 50m plus loin pendant 5mn ou je bois beaucoup.
Aller... faut repartir, je souffre vraiment de la chaleur mais l'arrivée se rapproche et cela me donne du courage.  Je monte sur ce que je crois être le Lac Bénit, je me souvient que le ravito était avant la dernière montée. 20mn que je monte et le terrain redevient plat puis redéscent... Je suis complètement perdu. D'habitude, je retiens assez facilement les profils des courses, mais là... pffffuit.

Bon ben.. je suis le tracé, il y a d'autres coureurs et on arrive enfin au Mont Saxonnex. Malgré mon erreur, le moral est rester au top et mon coup de mou est passé. je prend mon temps tout de même au ravitaillement.

Km 27, cette fois je monte sur le Lac Bénit et j'ai un bon rythme. Je double pas mal de coureurs et ça me motive bien. Sur le sommet, la vue est magnifique sur un gigantesque mur et sur les "Yeux du Bargy". Juste en dessous, le Lac Bénit, où des enfants se baignent, je ferai trempette avec eux...
Je file en sous bois maintenant et la descente est vraiment plaisante, le terrain est meuble avec des parties vallonnées.

Km 35, 8km et 1000m de descente plus loin je suis en plaine. On m'annonce 6 km de goudron... en plein cagnard. trop top :(
bon ben go. je coure les 3 premiers kms mais la fin devient dur et tout le monde marche. Je me laisse aller à la marche rapide alternée avec la course.

km 41, je suis à 200m de l'arrivée et trottine péniblement. J'entends des cris derrière moi. Des coureurs du crus se font vivement encourager et finissent en trombe. J’accélère légèrement tout de même par fierté, mais les cris se font de plus en plus fort, je finis au sprint en 8h07. 10mn après Arnaud.



















Je rêve d'une bière mais le porte monnaie est dans la voiture garée très loin.... AAAAAaaaaaarrrgg!

Si on enlève la fin sur le goudron, cette course est vraiment belle, les bénévoles super sympas (comme toujours) des ravitos un peu partout et un tres bon repas de fin de course.
Seule déception, ma puce n'a pas marché et je n'apparais pas dans le classement final... snif.
Mais j'ai la preuve que j'y étais : Dans cette video à 5mn30


(Arrivé a la maison, j'ai eu droit à ma bière)








dimanche 13 mai 2012

Thollon - St Gingolph - Novel -Thollon

Départ ce Samedi 6h45 pour découvrir un nouveau parcours : Un chemin crée récemment par l'association "Lou Vionnets" reliant "Les plantés" à "Saint Gingolph" . Le départ se fait à Thollon, Chez les Vesins. Ici, on est au Grand Roc.
Après une descente du Grand Roc au Planté, direction  Bret...
Après Bret, une bonne montée d'environ 300m avant de plongé sur St Gingolph. 






Obligé de se mouiller les pieds !!!




Le chemin est vraiment chouette avec des passages surprenants.


 



ça y est, la pluie annoncée est là !

Arrivé à St Gingolph, on remonte sur Novel en suivant le GR5. La pluie nous quitte un instant. J'en profite pour casser la croûte.

Novel

C'est parti pour la grimpette au col de Blanchard.












Col de Blanchard, 1488m (a peu près)

Le chemin est bien mal en point suite aux avalanches de ce long hiver.



Au fond, Blanchard.

Les Chalets de Corniens.


no comment... :D



Une bonne balade de 30km et 2000m D+. On arrive pile pour mettre les pieds sous la table.... ;-)